TUNIS (TAP)- «Femme et révolution », tel est le thème d'une conférence, organisée, samedi, à Beit El Hikma, par l'association tunisienne de psychiatrie, avec la participation de plusieurs spécialistes dans le domaine psychologique.
Mme.Rim Ghachem, présidente de l'association a souligné que cette manifestation a pour objectif de réhabiliter la femme tunisienne, laquelle a été exclue de la scène politique actuelle, malgré sa contribution à la révolution.
Dans son intervention sur « la femme et la démocratie », Mme Saida Douki, professeur de psychiatrie a indiqué que les pays démocratiques, considèrent l'équité entre l'homme et la femme comme l'un des pas les plus importants à franchir, pour parvenir à la chute des régimes dictatoriaux.
Elle a avancé que la démocratie n'est pas évaluée sur la base de la contribution des institutions, mais plutôt par la participation de toutes les composantes de la société, plus particulièrement de la femme, à cet effort.
Mme Olfa Youssef, universitaire, qui a donné une communication sur « la femme et la religion », a affirmé que « les sociétés arabo-islamiques considèrent que la femme ne peut jouer que le rôle de l'épouse et de la mère et qu'elle n'est pas encore en mesure de participer à la vie politique et sociale ».
Elle a ajouté que l'islam a accordé à la femme ses droits entiers, depuis plus de 14 siècles, tout en relevant que " l'image dévalorisante de la femme résulte d'une mauvaise interprétation de la religion par l'homme".
M.Youssef Seddik, philosophe et chercheur, a affirmé que « l'histoire humaine retient toujours des exemples négatifs de la femme, si elle n'est pas persécutée, elle est considérée comme fautive, voire coupable », a-t-il ajouté.
Il a fait savoir que, jusqu'à ce jour, l'homme, refuse de nature, se voir devancer par la femme, même lorsqu'elle fait ses preuves et le dépasse dans certains domaines.
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