L'acropolium clôture ses soirées musicales ramadanesques avec le Grand concert des Prodiges "Les Pianissimes Got Talent"
01/06/2019 12:55, TUNIS/Tunisie 

TUNIS,1er Juin (TAP)-L'Acropolium de Carthage vient de clôturer la saison musicale ramadanesque en apothéose avec "Le Grand concert des Prodigues" emblème de la troisième édition du rendez-vous des "Pianissimes" avec maitre-mot "la musique dans toute sa plénitude".

Pour cette édition intitulée "Les Pianissimes Got Talent", l'aventure continue avec encore de challenge: tenter l'impossible, oser et surtout ne pas dire que c’est impensable à réaliser.

Séduit par cette démarche téméraire, le duo Mohamed Ali Kammoun au piano et Zied Zouari au violon ont rejoint l’aventure avec engouement pour donner plus de parfums au projet qui a germé dans l’esprit du fondateur des pianissimes Montassar Ben Messaoud et ses prodiges.

Les prodiges, ce sont des habitués de la scène mais aussi de nouvelles révélations aussi bien à l'instrument qu'à la voix qui ont fait leur entrée après l'intermède musical "Zi-Tune" servi à coeur jour et avec beaucoup de générosité par Mohamed Ali Kammoun et Zied Zouari, un duo qui a réussi à faire monter l’adrénaline.

Durant plus d'une heure trente, la scène de la cathédrale de Saint Louis a vibré au rythme des notes, des envolées lyriques et des mélodies où se mélangeaient musique orientale, musique classique et jazz et d'où se dégageait pour les avertis la qualité des performances et la maturité de l'interprétation.

Emerveillée, l'assistance composée du giron proche mais aussi de personnalités nationales et de femmes de cinéma comme Salma Baccar et Samia Rhaiem, ont pu ainsi ré-admirer la jeune pianiste Ons Ben Romdhane, tête d'affiche de la toute première édition en 2017 dans son interprétation de plusieurs extraits de la musique classique et orientale. Accompagnée par la soprano Chiraz Ben Sadok, elle a ainsi interprété "La Rondine" de Puccini. La jeune artiste a aussi joué du Debussy et du Fayrouz. Du groove et du jazz avec le petit Michel Petrucciani Tunisien, Iskander Meliani qui a interprété la chanson « Allemoni » de Fayrouz et « The Entertainer » de Joplin.

Le virtuose Selim Khamassi était, cette année aussi, au rendez-vous en interprétant « Leil » l’une des compositions les plus connues du pianiste syrien Malek Jandali en plus de la musique de la chanson « Habytek bel Sayf » de Fayrouz.

Accompagnée par la mezzo-soprano Ichraf Sallem, et la jeune voix prometteuse Donia Fakhfakh, la pianiste Nour Yeddes a interprété « Mawtini » de Flayfil, une occasion pour rendre un hommage musical et solennel à la mère- patrie : la Tunisie. Nour a aussi joué des extraits de la musique des frères Rahabani ou encore du Bach. Présents aussi à cette troisième édition, les pianistes Amira Bouzayen, Malek Agal et Youssef Meliani ont interprété des extraits des plus grands classiques de Mozart et Beethoven.

Les "Pianissimes Got Talent" ont été également une occasion de découvertes de nouveaux talents comme les pianistes Ilyes Khalfallah,Yassine Gharbi, Neira Bahri, Youssef Safraoui, Khalil Ghazala (14 ans-lauréat du Tanit d’Or lors de la compétition de l’enfant créateur des Journées Musicales de Carthage 2017) et enfin Yassine Lejmi (12 ans, 1er Prix à la catégorie jeunes pianistes 2 au concours de la princesse Lella Maryem 2018 au Maroc). En grandissant et murissant, les pianissimes ont offert à écouter de jeunes voix prometteuses à savoir Farah Ben Gharbia (13 ans) et Donia Fakhfakh (12 ans).

Ce voyage entre l'instrumental et le vocal, en solo, et en duo, s'inscrit dans "la continuité et la maturité d'un projet qui demeure un espace ouvert à tous les jeunes (5 à 18 ans) pour réussir un subtil mariage entre les rythmes, les sons, les paroles et la voix", a déclaré Montassar Ben Messaoud à l'agence tap.

Dès la première édition, a-t-il rappelé, les Pianissimes ont accueilli les différentes écoles de piano en Tunisie afin de mettre les projecteurs sur les pianistes tunisiens lauréats dans les différents concours nationaux et internationaux. Pour cette troisième édition "j'ai dis au début du spectacle que derrière cette scène se cache un champ de tulipes. Après le spectacle, j'e l'ai senti un champ de truffes noires" a-t-il déclaré avec fierté et émotion.

Pour l'invité d'honneur Mohamed Ali Kammoun, resté du début jusqu'à la fin du concert, l'émotion est grande: « ce qui m’a ébloui c’est la musicalité et la sensibilité de l’interprétation des solistes dont certains ont, indirectement, proposé leur propre répertoire en plus de leur courage à affronter sereinement le public malgré leur âge ».

Pour les prodiges dont chacun d'eux a laissé sa touche dans la variété des sonorités, des découpages entre les genres musicaux et des rythmes hétéroclites sur une toile de fonds multiculturelle et multinationale, l'ambition est grande : réaliser plusieurs contrepoints dans un véritable patchwork qui ne cesse de se dessiner au fil des années....En attendant l'édition du Ramadan 2020 et ses effluves.

HC-SB

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