La décision de suspendre pour un mois le parti Ettahrir de toute activité est une décision unilatérale et d’allégeance (Conférence de presse)
17/08/2016 17:01, TUNIS/Tunisie 

Tunis,17 août (TAP)-La décision de suspendre pour un mois le parti islamiste Ettahrir de toute activité est une décision unilatérale et "d’allégeance" prise par un juge qui n’a pas respecté le principe de confrontation entre les parties en conflit, a affirmé, mercredi, le membre du parti Imed Eddine Hadouk.

Au cours d’une conférence de presse tenue à l’Ariana, Hadouk a assuré que son parti engagera toutes les procédures administratives nécessaires pour mettre fin à « l’injustice » imposée sur le parti Ettahrir dénonçant la récente venue de policiers au siège du parti et l'arrachage de son emblème par les forces de l'ordre.

De son coté, le membre du bureau de presse du parti, Mohamed Ennaceur Chouikha a adressé des messages aux gouvernements sortant et prochain critiquant les choix politiques, économiques et sociaux adoptés par l’actuel gouvernement qui visent a-t-il accusé à "hypothéquer" le pays en acceptant les diktats du Fonds monétaire international (FMI).

Le parti Ettahrir s’est dit attaché à l’instauration du Califat et à la mise en place d’une Constitution et de lois entièrement inspirées du Saint Coran .

« La suspension provisoire des activités du parti et l’arrachage de son emblème ne fait qu’encourager ses dirigeants et ses partisans à aller de l’avant sur la voie de l’instauration des fondements de l’Etat islamique, a souligné le membre du parti Mohamed Fenniche.

Le parti islamiste Ettahrir a été suspendu pour un mois de toute activité à la demande du chef du contentieux de l’Etat représentant la présidence du gouvernement, avait précisé à la TAP, le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis Sofiène Selliti

"Les activités du parti ont été suspendues pour un mois, à compter du 15 août courant", avait précisé Selliti.

Créé au début des années 1980, ce mouvement, qui prône l'instauration de la Charia n'a été légalisé qu'en 2012, après la Révolution. Sa légalisation avait suscité une polémique au milieu de la classe politique et d’une grande partie de la société civile dans la mesure où le parti est régulièrement accusé de troubles à l'ordre public. Le parti ne reconnait pas la Constitution, prône le Califat et l'instauration de la Chariaa.

SOF

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